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L’œuf ou l’incubateur…

L’œuf, le poussin et COCORICO.
Trois mots. Sens de lecture. Tout va bien.
Mais dans quel sens ?

Un œuf aujourd’hui vaut mieux qu’un poulet pour demain.

Vieux proverbe

Le digital présent est déjà le passé de l’avenir économique et sociétal. Même si les sursauts de conscience ont occupé nos longues soirées confinées, l’ère post covid sera celle de l’intelligence artificielle globale et de bien d’autres génies numériques mondialistes. Même pas peur.

Les nouveaux modèles sont prêts à éclore.​

Loin des paris de coqs de combat, le grand capital ne mise plus sur les écuries pour se divertir, les riches actionnaires et autres oligarques n’achètent plus la presse écrite ni de prestigieux vignobles pour nourrir leurs conversations.

Miser sur la recherche et l’inventivité n’est pas inédit, mais traquer la mauvaise idée ou le projet saugrenu qui pourrait répondre à un besoin inimaginable est le paradigme d’investissement tendance.

Les danseuses ont cédé leur place aux cygnes noirs.

Aussi rare que majeur, l’oiseau funeste symbolise les nouveaux potentiels de développements de la tech et de la science. Chaque embryon de séisme imprévisible génère tous les fantasmes de gloire planétaire.

L’attente du cataclysme est sinistrement vectrice de projets qui, s’ils ne reposent que sur des probabilités, sont néanmoins source de réalisations potentiellement géniales.

Afin d’être là au bon moment avec un produit ou un service explosif, exploitable et rentable, les investisseurs flairent avec la plus grande attention toute faille sociale, économique, environnementale ou sanitaire de laquelle pourraient émerger des concepts viables, décalés et déstructurés. Car l’inestimable génie disrupteur scalable est un graal.

Pour que rien n’échappe à l’économie, investir massivement dans les startups est le pari à prendre. 

La finance vieillissante, comme les riches stratèges fascinés par les prouesses de la Silicon Valley, offrent à leurs startuppers des couveuses multi-services et multi-mentors. Les philanthropes enthousiasmés par le 4.0 sont des parieurs redoutables dont la générosité n’est qu’un faible pour-cent des intérêts en jeu. S’il en sort des merveilles, ce sera tant mieux pour les créatifs géniaux et engagés pour lesquels rien aurait été possible sans la manne de ces grandes fortunes dont les motivations font malheureusement moins rêver.

L’œuf vaut de l’or.

Jaune oeuf et coquille

Si l’économie se retrouve chamboulée par la pandémie, l’histoire continue. Les inventeurs chevronnés, engagés dans leur quête de sens et de réalisations innovantes, n’ont pas attendu le covid pour se réinventer. Leurs idées compulsives, pas même encore germées, sont prêtes à nous propulser dans des modèles dont on est incapable d’en dessiner ne serait-ce que l’ombre.

La créativité et l’engagement sont des moteurs solides et cette exceptionnelle épreuve à laquelle nous ne pensions pas être confrontés dans nos vies va permettre de manière exponentielle l’émergence d’entrepreneurs aussi téméraires que prodigieux.

L’instinct de survie s’aiguise à l’avenir même si le sens est encore en devenir.

Je pressens donc je suis.

Rédactionnellement Vôtre