Brèves

Novembre 2019

Au fond, quid de la forme ?

Chaque prospect ou client propose un concept qui pousse à la réflexion sur la rédaction. En profondeur et en créativité si possible.

Défi rédactionnel golfique.

Comme le swing, pour atteindre l’objectif avec plaisir, il semble qu’il suffise d’encourager l’inertie sur son axe : le nombril.

Écrire le processus d’une méthode golfique, dont l’argument repose sur la simplification par l’exploitation d’une compétence innée et sur le lâcher-prise, c’est s’obliger à rester sur fond.

Focus sur le nombril, le centre de gravité.

Pour que la proposition soit compréhensible, motivante et durable, la forme est importante. Elle doit être claire, sincère et attractive. Didactique. L’objectif étant de permettre au joueur d’évoluer avec ses propres repères pour s’approprier ou se réapproprier, le plus naturellement, son champ de mouvement avec plaisir.

La pertinence du contenu repose sur la maîtrise du fond, du sujet. La forme en est l’expression, mais, d’un point de vue communicateur, elle en est aussi le faire-valoir qui se doit d’accrocher au premier coup d’œil, dans la vraie vie et sur la toile. 

Tapi dans les faiblesses et les doutes, le piège charismatique de la séduction n’attend aucun mot pour soumettre le propos à la tyrannie de la forme augmentée.

Alors que, comme pour le golf, en agrégeant au fond des techniques nombreuses et contraignantes, on prend le risque de s’éloigner d’autant du sujet. Même si les résultats sont visuellement corrects, jusqu’à exceptionnels, l’apparence reste une valeur calculée et trompeuse parfois. Comme pour le swing, la partie visible n’est peut-être que le reflet hyper contrôlé d’un fond déstructuré à force d’être monitoré. 

Et si les balles, respectivement les messages, ne volent pas, ou mal, c’est peut-être que la forme a pris le pouvoir sur le fond.

Rédactionnellement Vôtre.